La Chasse Hennequin. Légende d’Autrêche

On raconte qu’autrefois, en Beauvaisis, vivait un homme méchant qui s’appelait Hennequin. Il était d’une grande cruauté et faisait peur à tous les gens. C’était aussi un chasseur acharné. Il tuait quasiment chaque jour une biche ou un sanglier aux alentours de son château, dans les bois d’Achy et la forêt de Malmifait. En ce temps-là, la forêt était plus grande. Hennequin, l’homme terrible, la partageait avec ses deux jeunes frères, Varras et Autrêche. Chacun en avait un morceau à son nom la Vallée Hennequin, la Pile Varras et le Bois d’Autrêche. Vous pouvez toujours voir ces noms sur la carte. Autrêche était le benjamin. Un jour, sous un gros chêne de la forêt, il s’est disputé avec son aîné sur un droit de préséance et Hennequin lui a donné un grand coup d’épée. Autrêche en est mort à l’instant même. Cet endroit s’appelle maintenant « L’Epée de la Forêt ». Aussitôt, Hennequin est retourné chez lui, dans son château, sans se faire de soucis. Mais voici ce qui s’est passé après et qui continue maintenant. Je vous le dis tel que des gens du pays me l’ont raconté! Sept jours et sept nuits après ce malheur, à la pleine lune, une chasse infernale, avec des monstres inimaginables, des loups-garous, des sorciers à peau de crapaud et des sorcières à grands cous de bête, tous à cheval, galopent dans un vacarme épouvantable à travers la forêt de Malmifait, par la Vallée Hennequin.

Cette troupe d’êtres fantastiques file à une vitesse du diable avec des chiens d’enfer ! Ils cassent tout sur leur passage ! Imaginez un peu ce long défilé ! Ils sentent le soufre. Leur odeur est insupportable. Ils lancent des flammes comme la foudre. Ils font un bruit effroyable avec des instruments que personne ne reconnaît. On entend des appels de fous à assourdir même les taupes ! Chacun essaie de dépasser les autres. C’est une sauvagerie sans pareille. Après leur passage, la forêt est saccagée, elle est encore pleine de feux follets et de petits lutins qui se cachent et qui tremblent ! Cette chasse est une chevauchée maudite, la chasse d’Autrêche qui va se venger de son frère Hennequin. Dans notre pays, on appelle cette course sauvage la Chasse Hennequin. Autrêche, qui a été tué en pleine jeunesse, ne pardonnera pas à Hennequin. Saint Pierre lui a cependant dit à la porte du paradis : – Tu dois pardonner à ton frère. – Jamais ! a dit Autrêche. – Si, a répondu Saint Pierre en le sermonnant, tu dois aimer ton ennemi comme l’a dit Notre Seigneur, et même encore plus si c’est ton frère ! – Ce n’est plus mon frère ! C’est un sournois et un assassin ! A cause de son entêtement, vous pensez bien qu’Autrêche a été vivement chassé du paradis ! Il s’est donc tourné vers Satan qui n’attendait que cela. Très content de lui, le diable lui a apporté son aide pour se venger. Il lui a fourni ses meilleurs suppôts de l’enfer !

Maintenant, Autrêche est lancé dans la Chasse Hennequin. Il court tout droit avec sa meute de démons et de vampires jusqu’au château d’Achy, là où dans son lit, Hennequin l’assassin dort sans remords. Le cortège endiablé passe la rivière du Thérinet dans des trombes d’eau. Le voici, dans un train d’enfer, en face du château. Hennequin se réveille en sursaut. Il entend un charivari infernal et son frère Autrêche qui crie : – Ton tour est venu ! Tu vas me rejoindre ! Lève-toi ! Hennequin ne bouge pas. Lui, si méchant d’habitude, le voilà tout craintif ! Autrêche et sa troupe en furie tournent autour du château dans une ronde de tous les diables. Soudain, au septième tour, la foudre tombe sur le donjon qui prend feu. La troupe d’Autrêche disparaît alors dans un grondement de tonnerre. Pendant ce temps, Hennequin meurt « étouffé tout cru » dans l’incendie. Depuis cette époque, on entend souvent Autrêche qui parcourt, la nuit, les bois d’Achy, la Vallée Sainte-Marie, la forêt de Malmifait et les Champs de La Résurrection à Haute-Epine, suivi par sa meute nombreuse. Plusieurs fois déjà, récemment même, des gens qui ont répondu à ses cris de chasse ont été effrayés de le voir entrer dans leur maison avec ses chiens. Autrêche n’est pas méchant comme son frère Hennequin, mais il est condamné à errer avec sa meute jusqu’à la fin des temps parce qu’il n’a pas voulu accorder son pardon.

Lorsqu’il entre dans une maison, il fait taire ses chiens. Il est plutôt bien aimable. Il demande simplement que vous l’écoutiez raconter son histoire si triste. Il parle posément. Comme tous les revenants, il est intouchable. Personne n’a jamais pu le saisir. Et il s’en va d’un bond dès la première lueur du jour qui vient. Peut-être le verrez-vous sur la route une nuit prochaine si vous roulez par là, mais il est préférable que vous traversiez la forêt de Malmifait vers minuit.

La légende de la forêt de Malmifait est tirée du livre écrit par François BEAUVY : “Acoute min tiot”
Nouvelles en Picard de l’Oise. Paru aux éditions “Awen”.

Statistiques INSEE du 9/12/2020

La Neuville-sur-Oudeuil

Population légale : 336 habitants

Le recensement effectué par l’Insee en janvier-février 2020 a permis d’établir la population légale de la commune. La Neuville sur Oudeuil compte officiellement 336 habitants, personnes qui résident en permanence ou qui y ont un domicile familial (étudiants par exemple).

Ce comptage de la population est important car il détermine, entre autres, l’attribution de dotations pour le budget communal. En 2020, 321 personnes ont été recensées, nombre auquel on ajoute les personnes ayant un autre domicile, ce qui donne le total de 336 habitants.

Site de l’INSEE, toutes les données en ligne sur notre village.


Et aussi sur wikipedia

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
612 630 650 564 571 564 534 533 540
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
514 476 437 405 385 350 323 299 282
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
277 270 257 226 219 210 187 215 223
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
223 213 237 273 270 283 301 343 331
2018
321

Légendes locales

La chasse Hennequin, légende d’Autrêche

La légende de la forêt de Malmifait est tirée du livre écrit par François BEAUVY : “Acoute min tiot”
Nouvelles en Picard de l’Oise. Paru aux éditions “Awen”.


Le hasard nous a permis de mettre la main sur ce texte de 1985 évoquant les recherches du professeur Wycliff.

LES TRESORS PERDUS DE LA NEUVILLE-SOUS-OUDEUIL

professeur Wycliff de l’Université catholique de Louvain

Il existerait encore, selon le professeur Wycliff quelques exemplaires des Chroniques maldites du Beauvoisis du Sieur de Blancourcys dont le seul specimen connu datant du XVème siècle a disparu lors du bombardement de Beauvais en 1940. Ces écrits de grand intérêt seraient dissimulés en plusieurs endroits de France.

Les Chroniques maldites du Beauvoisis mentionneraient notamment un village proche de BEAUVAIS. Il y est question d’un vase ayant appartenu à Corréus, le chef des Bellovacques vaincu par César. Des érudits locaux ont fourni une hypothèse sur le devenir de cet objet en or massif incrusté de joyaux, symbole de la puissance gauloise. Il aurait été rendu aux Druides contre rançon comme l’atteste l’historien romain Appien Marcellin, mais le vase qui aurait dû être restitué n’est jamais réapparu. Selon des sources crédibles, il serait toujours enfoui dans le lieu-dit la Vallée des Prêtres (des Druides ?) à la Neuville-sous-Oudeuil. Le lieu attire chaque année des dizaines de chercheurs de trésors nocturnes.

Nombre d’auteurs soutiennent que cette légende concernerait l’Ordre des Templiers. Et quelques indices dans les églises des villages environnant laissent à penser que le fameux trésor des Templiers serait caché quelque part par-là .

Il existe plusieurs histoires populaires qui abondent dans ce sens. La plus probante est la légende du Lampion dont on retrouve la trace dans les Chroniques maldites du Beauvoisis Selon certains témoins aujourd’hui disparus qui ont pu les consulter avant-guerre, il y était également fait mention d’une lampe aux propriétés miraculeuses, peut-être la lampe des vestales qui conservaient la flamme de Rome allumée nuit et jour sous peine de châtiment et de mauvais présages. L’importance que Blancourcys donne à cette lampe conforte la piste du Temple de Jérusalem et l’hypothèse templière. Une lampe sacrée en or massif de sept kilos, la Ménorah. fut commandée par Dieu à son peuple et représente le symbole éternel de Son Alliance avec les hommes. Elle disparut définitivement lors du siège de Jérusalem au 1er Siècle. Un témoin, Flavius Josèphe qui était un diplomate juif rendu au service de Rome, écrivit dans son ouvrage “La Guerre des Juifs” qu’un certain “Jesuha”, prêtre dans la ville sainte, se serait rendu coupable d’échanger les biens du temple contre nourriture avec les assiégeants Romains. On en retrouve la représentation sur la colonne de Trajan à Rome. Lampe sacrée, vase précieux, templiers, tout y est.

La quête du Graal qui a fait a fait courir les Nazis, expliquerait la mystérieuse et discrète visite qu’effectuèrent le jour de la Sainte Walpurgis en 1943 à la Neuville-sous-Oudeuil, cinq officiers de la SS TOTENKOPF. A la suite de quoi, Hitler lança trois missions archéologiques dans le Beauvaisis sans résultat. Les pouvoirs supposés de la coupe qui a abreuvé le Christ la veille de son martyre sont une légende d’origine celte et datant du bas Moyen-Age, Elle conforte le lien avec Corréus.

En outre, les chroniques maldites du Beauvoisis feraient état d’un ou de plusieurs tombeaux. Des sources peu fiables supposent que l’un d’entre eux serait celui de Saint Kurgarien. Sans doute, cette interprétation est-elle influencée par la légende de Kurgar-le-sage, dont une représentation se trouve sur un des murs extérieur de l’église de Maisoncelle-Saint-Pierre. Elle raconte que trois prêtres ou Mages venus d’Orient auraient tenté de préserver les reliques de leur souverain et prophète en les emportant vers le Nord juste avant que les Huns n’investissent leur pays. Mais ils furent attaqués et tués en chemin si bien que nul ne sait aujourd’hui si leur mission a réussi.

Reconstitution d’après les travaux du professeur Wycliff
de l’Université catholique de Louvain

Tout élément en votre possession ou information concordant avec ces événements nous intéressent.

Vos témoignages et ceux des anciens peuvent nous éclairer sur ce sujet.

Envoyez-nous vos remarques : écrivez au Service Communication

Composé à la Neuville-sous-Oudeuil vers 1480 par le Sieur de BLANCOUSYS conseiller de Marguerite de Bourgogne exécuté sur l’ordre de LOUIS XI à Péronne.

Réveillez-vous, Picards !

1. Réveillez-vous, Picards, Picards et Bourguignons!
Et trouvez la manière d’avoir de bons bâtons,
Car voici le printemps et aussi la saison
Pour aller à la guerre donner des horions.

2. Tel parle de la guerre qui ne sait ce qu’elle est;
Je peux vous dire, mon âme, que c’est un piteux fait
Et que maints hommes d’armes et gentils compagnons
Y ont laissé la vie, et robe et chaperon.

3. Où est ce duc d’Autriche? Il est en Pays-Bas,
Il est en basse Flandre avec ses Picards
Qui nuit et jour le prient qu’il les veuille mener
En la haute Bourgogne, pour la lui conquester.

4. Quand serons en Bourgogne et en Franche-Comté,
Ce sera qui-qu’en-grogne le temps de festoyer
Bouterons le Roy de France dehors de ces coteaux
Et mettrons en nos panses le vin de nos tonneaux.

5. Adieu, adieu Salins, Salins et Besançon!
Et la ville de Beaune, là où les bons vins sont!
Les Picards les ont bus, les Flamands les paieront:
Qautre pastars la pinte ou bien battus seront!

6. Nous, lansquenets et reîtres et soudards, si marchons
Sans finir ni connaître où nous arriverons,
Priez Dame Marie et Saints qui là-haut sont
Qu’accordent longue vie aux routiers bourguignons.

7. Quand mourrons de malheur, notre hacquebutte au poing,
Que Dieu, notre Seigneur le Paradis nous doint,
Et que dedans la terre où tous nous dormirons
Fasse le repos guerre aux braves Bourguignons.

8. Et quand viendra le temps où trompes sonneront
Au dernier jugement, quand nos tambours battront
Nous lèverons bannière au duc bourguignon,
Pour aller à la guerre donner des horions.

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Traduit par le Professeur E. HERNANDEZ
citoyen d’honneur de l’Etat Bourguignon, Grand Croix de l’Ordre Souverain de la Marmotte d’Or.

Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, l’ennemi juré du Roi Louis XI possédait la Picardie, l’Artois, la Bourgogne et la Franche-Comté. Après sa mort en 1477 devant Nancy, ces provinces passèrent sous le contrôle de l’archiduc Maximilien d’Autriche qui avait épousé la fille de Charles le Téméraire. Les soldats bourguignons, si l’on en croit ce magnifique chant de guerre, passèrent aussi avec enthousiasme au service de l’archiduc, sans pour autant oublier leur fidélité au défunt duc.

***********

Mythe d’Eole

Éole qui possède un certain caractère, parfois colérique peut, selon ses humeurs, aussi bien déchaîner les vents du Nord et du Sud que provoquer une panne imprévisible pour les marins.
C’est même à cause de lui qu’une fois, Ulysse dû faire escale en Picardie. A l’époque la Mer septentrionale se prolongeait jusqu’aux environs de ce qui sera plus tard Oudeuil. En effet, un jour où il avait malencontreusement dépassé les Colonnes d’Hercule, le bateau d’Ulysse se mit soudainement à tanguer, pris dans la vague houleuse. Mais, Éole l’aimait bien et tenait à ce qu’il rentre chez lui sain et sauf, alors il lui donna un sac en cuir dans lequel il avait enfermé tous les vents. Il n’avait laissé libre comme l’air que le Zéphyr, une brise légère. Malheureusement, les compagnons d’Ulysse étaient curieux et ne purent s’empêcher d’ouvrir le sac. Alors les vents s’échappèrent précipitamment et se déchaînèrent en tous sens. C’est ainsi que le bateau se retrouva aux environs de la NEUVILLE qui était à cette époque une des Iles Bienheureuses sur laquelle les survivants se mêlant aux autochtones fondèrent EOLIOPOLIS .
Depuis les habitants leurs descendants de la NEUVILLE sous OUDEUIL , méfiants, sont allés voir Éole pour lui dire : « Tu peux souffler tant que tu veux, mais rend toi utile !». C’est pour cette raison que les Moulins de ce bourg du Beauvoisis sont connus du monde entier.
Histoire tirée du véritable voyage d’Ulysse
de Théogène LECUYER, 1836

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Extraits d’une lettre de Daniel GUERIN
à François MAURIAC 1927

Mon très cher ami,

… En revenant du Tréport, je me suis attardé à la Neuville-sous-Oudeuil. […] Une visite à la Vallée des Prêtres nous renvoie toujours à l’évocation d’un passé enfoui dans les mémoires trépassées. L’œil profane se trouve ici confronté au caractère immuable et sacré du site qui donne l’impression de vivre selon un autre temps que celui du monde. […] Qui sait combien des trésors d’un peuple d’expatriés en quête du Ciel gisent humblement sous la glaise humide en ce en ce haut lieu de mémoire ?
Fonds d’archives privés
avec l’aimable autorisation du Duc de CLEUVILLE

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LA FIN DES BELLOVAQUES
OU LE RETOUR DE CORREUS

En 58 av. J.-C., César entreprend la conquête de la Gaule, une année plus tard, il affronte une coalition de Belges qui lui opposent 60 000 hommes (sur les 300 000 qui la composent). Les Bellovaques et les Véliocasses en sont les plus ardents. La prise de l’oppidum de Bratuspantium marque la défaite et la soumission provisoire des peuples de la Gaule Belgique. Les historiens se sont efforcés de localiser le site précis de la bataille. On avance Vendeuil-Caply, au nord du département de l’Oise voire, Breteuil et même Grattepanche dans la Somme ce qui est moins probable.
En 52 av. J.-C., les Bellovaques devenus prudents hésitent à suivre la rébellion de Vercingétorix. Commius, chef des Atrébates, les convainc d’envoyer deux mille de leurs meilleurs guerriers lesquels connaissent le sort funeste de la coalition arverne.

En 51 av. J.-C., Corréus, chef Bellovaque, prend la tête de la révolte nouvelle des Belges (Ambiens, Atrébates, Calètes, Veliocasses) et des Aulerques Eburovices. Les Belges que rien n’arrête tant leur bravoure est éprouvée, se risquent sur le territoire des Suessonnes et des Senlissii, indéfectibles alliés des Romains. Retranchés dans un camp de fortune entre marais et bois, ils sont encerclés par César. Les Bellovaques et leur alliés, comprenant que le salut est dans la fuite, s’échappent de nuit et après quelque diversion se réfugient sur l’oppidum de Clermont. Poursuivis par les légions, la bataille s’engage. Malgré la hargne désespérée des Gaulois, ils sont battus. Corréus est donné parmi les morts. Sans chef toute révolte est exangue, aussi les Bellovaques se soumettent-ils provisoirement au vainqueur.

En 46 av. J.-C., est attesté le dernier soulèvement des Bellovaques. Il n’existe aucun témoignage précis sur l’événement. Selon certaines hypothèses qui tiennent plus de la légende dorée du héros des Bellovaques que de l’histoire, Corréus et son fils auraient survécu, tapis dans des cavités souterraines aux environs de l’actuelle Neuville-sur-Oudeuil. (1) Ils auraient représenté le dernier sursaut de la Gaule libre avant de disparaître dans l’oubli des geôles de Rome, non sans avoir occulté au regard du profane, le fameux Trésor des Belges. Cela reste à prouver car malgré les recherches conduites sous le Second-Empire, nul n’a rien trouvé et nous savons que l’imagination des chercheurs de trésors et des poursuiveurs de mythes ne s’embarrasse guère de preuves tangibles.

(1) La Neuville-sous-Oudeuil est née des essartages du XII siècle où Serfs en rupture de bans et Vilains aventureux se sont installés sur des terre franches.

Article paru dans le numéro 204 du 15 mai 1956
de la Revue Mythes et Histoire
sous la signature de Pierre VERNET

AMBIENS = Amiens. CALETES = Rouen. ATREBATES = Arras.
VELIOCCASSES = Boury-en-Vexin. SUESSONNES = SOISSONS. SENLISII = Senlis.
ARVERNES = Gergovie (Auvergne). AULERQUES EBUROVICES = Evreux

***********

Du barouf chez les branques

Cela fait deux plombes que je marne dans ce bled entre Langlée, Achy et les ruines du château, depuis que le Môme s’en est allé quérir la Maréchaussée. Je loge le mec dans le rade de la Neuville, mais il met les ajas en loucedé par derrière au moment fatidique où la taulière m’ouvre la lourde.
Il file vers Haute-Epine, je le coince vers la ferme de Woimaison, je le perds de vue à Ribeauville et voilà qu’un malfaisant me l’a refroidi.

Le Môme revient flanqué de trois Cognes, il est tout sourire le Beau Gosse, à son âge on ne se bile pas bézef comme dirait son dabe.

– J’arrive patron !
– Enfin !
– C’est dur de sortir d’ici, je me suis égaré en allant vers Oudeuil. Il est où le type ?
– En contrebas !
– Et dans quel état !

C’est sûr ! Il est mal en point le quidam ; trois bastos dans le buffet et la tronche toute défoncée.

-Qui est-ce ? demande le brigadier
-C’est Gégé la Seringue un petit faisan des Batignoles.

Gégé la Seringue, dit Josélito pour les intimes ! Avec un blase pareil, il devait faire pleurer dans les chaumières. Le petit lardu se payait du bon temps sur le dos des caves et des rombières. Une petite frappe, une bordure !
El Cordobés t’as voulu te mesurer à la bande à Roger le Celte. Pour quel résultat ? Pour finir ta vie à la campagne en dormeur du val, la trogne couverte de raisiné et tes ratiches en or au soleil ! C’est Germaine, sa greluche qui va être contente, avec tous les coups de lattes qu’il lui refilait pour l’affranchir ! J’avais beau lui dire que cette perruche n’entravait que dalle, il s’obstinait le Gégé ? Il expliquait comme il disait. Il en avait dans le citron, l’intellectuel des bas-fonds !

– Tiens Môme, mate ses pognes !
– Elle sont pleines de terre !
– Ouvre bien tes hublots !
– C’est qu’il a creusé pour planquer quelque chose !
– Ou qu’il a trouvé quelque chose ! ajoute le plus grand des Pandores.

Antoine LEBRETON
éditions de la Petite Meule.
PARIS 1961


 

Histoire du village

Quelques documents récoltés sur internet et voilà : nous commençons à comprendre d’où nous venons.

Vous aussi, si vous cherchez, vous trouverez et pourrez compléter ces pages.

Tous les documents présentés ici ne sont pas forcément exacts : il y a des travaux d’historiens et des documents d’archives mais aussi des textes littéraires. L’important reste de rassembler des traces de notre passé.

En résumé

Au début il y avait la forêt et son défrichage vers 1180 sur l’idée de Pierre de Milly.

La Neuville-sur-Oudeuil n’a pas toujours eu le même nom, par exemple le village s’est aussi appelé La Neuville-sur-Achy.

(Voyez un site sur la topomymie des noms de villes de Picardie.)

Le même Pierre de Milly qui s’appelle parfois Pierre II de Milly aurait également été à l’origine de La Neuville-Vault.

Il est quelques fois question d’un Mannassès de Milly qui est à l’origine de l’abbaye de Beaupré située à Achy, est-ce Pierre de Milly ?

L’abbaye de Beaupré aurait été détruite par Edouard III, roi d’Angleterre en 1346 alors que ses troupes étaient repoussées par Jacques de Bourbon.

Toutes ces affirmations ou questions attendent maintenant vos propres recherches.

Écrivez-nous : Service Communication

Gérard ELOY, 30-10-2008

Noblesse et chevalerie du comté de Flandre, d’Artois et de Pacardie De Paul André Roger, P Roger Publié par Typographie de Duval et Herment, 1843

Généralités historiques
Fondé par Pierre de Milly
vers 1180 ???
Incendié en 1432.

Dictionnaire complet de tous les lieux de la France et de ses colonies
De P.-M. Barbichon
Publié par Tétot frères, 1831

NEUVILLE- SUR-OUDEUIL,
bourg et com. du dép. de l’Oise (Picardie),
canton de Marseille, arr. et à
3 lieues de Beauvais. Succ. Pop. 564 h. |[ Par Marseille-le-Petit.

Mémoires
De Société académique d’archéologie, sciences et arts du département de l’Oise, Beauvais, Maximilien de Béthune de Sully
Publié par , 1861
Nous trouvons encore dans les archives de la ville un acte bon à connaître : il est du même Louis XIII et portant la date de 1636.
C’est la liste des villages et paroisses, à quatre lieues autour de Beauvais, obligés de payer toutes les semaines la somme de deux sous par feu, au lieu du travail par corvée que chacun des habitants desdits villages et paroisses eussent été tenus, en conséquence des mandements du roi, de venir faire en personne aux réparations et fortifications de ladite ville, au mois de septembre 1636.
Il nous paraît curieux de reproduire tous les noms de ces villages et le quantum approximatif de la population que chaque localité possédait à cette époque. Cet état fournira matière à des rapprochements et à des comparaisons qui ne peuvent être sans intérêt.
Allonne, 271 feux : cette commune devait donc 27 livres 2 sous ; ainsi de suite relativement ; Auneuil, 389 ; Abbecourt, 116 ; Auteuil, 271 ; Achy, 144 ; … ; La Neuville-sur- Oudeuil, 130 ;

Toponymie générale de la France: [étymologie de 35.000 noms de lieux]
De Ernest Nègre
Publié par Droz, 1990
La Neuville sur Oudeuil, Oise :
Nova Villa, 1225.
v. 1320, La Neuville, 1320,
Laneufville, 1454 (DR) ; = idem

Toponymie du département de l’Oise 14 index, 9 cartes
De Emile Lambert
Publié par Musée de Picardie, 1963
La Neuville sur Achy= La Neuville sur Oudeuil

Voyage litteraire de deux religieux benedictins de la Congrégation de Saint Maur
De Edmond Martène, Ursin Durand
Publié par F. Delaulne, 1717

Dictionnaire universel de la France
De Robert de Hesseln
Publié par , 1771

Mélanges tirés d’une grande bibliothèque
De Marc Antoine René de Voyer Argenson, André-Guillaume Contant d’Orville, André René de Voyer d’Argenson de Paulmy
Publié par Moutard, 1783

Histoire littéraire de la France: ouvrage commencé par des religieux bénédictins de la Congrégation de Saint Maur, et continué par des membres de l’Institut (Académie des inscriptions et belles-lettres)
Publié par Imprimerie nationale, 1832

Vies des grands capitaines français du moyen âge: pour servir de complément à l’histoire générale de la France aux XIIe, XIIIe, XIVe et XVe siècles
De Alexandre Mazas
Publié par Devenne, 1828

Date des événements estimée :
1346

Lieu dit

Vallée des prêtres

18ème siècle

Vallée-Coquinne
IL DOIT Y AVOIR UN LIENTRE ENTRE COQUINNE ET COCAGNE

Le nom viendrait de coques, l’ultime traitement du pastel (une plante aux petites fleurs jaunes), par lequelle on obtenait une teinture bleue, qui servait ensuite à obtenir par des mélanges, du noir, du vert, du violet.
Au XIIIème siècle, le pays Lauragais (Sud ouest de la France) connut une grande prospérité grasse à cette plante. On l’appelait donc le Pays de Cocagne, est-ce qu’on n’a pas cultivé le pastel dans ce lieux ?

La vallée des prêtres
Ce toponyme assez courant semble lié à l’existence lointaine de mégalithes dont on ne trouve plus la trace. D’où la charge ésotérique qui préside en ce lieu.
Certains toponymes sont très faciles à identifier comme « la grosse pierre » « Pierrefite» « la pierre levée ». Beaucoup se cachent sous le mot moine voire par extension prêtre et le mot loup. Au cours des siècles certains mots hérités des Gaulois sont restés en usage alors qu’on en a perdu le sens et la prononciation. Ainsi men ou meune (qui est resté en breton pour désigner une pierre) est devenu au bout de quelques centaines d’années « moine ». Les exemples en sont multiples. Et lou qui semble avoir désigné un menhir en gaulois (peut-être même en pré-celtique ?), peut-être lié au dieu gaulois Lug, a été transformé en loup. De même le mot pré-celtique cha qui désignait une pierre a donné chat. L’un des toponymes les plus courants dans toute la France est chanteloup, ou canteloup, ou canteleu… il est formé de l’association du mot gaulois cantos (cercle) et lou. Il désigne donc un cromlech et l’on peut aussi constater que ce toponyme est toujours situé au sommet d’une colline. Son pendant, tout aussi répandu, est la fosse au loup qui semble être, au contraire toujours situé dans une dépression. Un certain nombre de mégalithes, qui faisaient l’objet de pratiques magiques ou rituelles encore bien après l’évangélisation de notre pays, ont été christianisés et ont donné les toponymes Saint-Pierre, Saint-Cloud, Saint-Loup, Saint-Leu.

Les mots de ch’ neu

carte établie vers 1750

FERME DE WOIMAISON
Ferme en ruine qui est une ancienne propriété de l’abbaye de Beaupré à Achy.

Domaine monastique de l´abbaye cistercienne de Beaupré.

Abbaye cistercienne de Beaupré Cette abbaye est fondée en 1135 par Manassès de Milly, seigneur d’ Achy, et bénéficie de nombreux privilèges qui lui assurent une grande prospérité.

Histoire de France et histoire locale

Histoire de France et histoire locale

MOYEN ÂGE
De 1101 à 1200, 12 ème siècle
Premières cathédrales gothiques (Noyon et Senlis, Paris). Pour obtenir des fenêtres plus grandes, on ajoute au bâtiment des “arcs-boutants”. Les créations d’abbayes se multiplient, de même que les créations ou réformes d’ordres religieux (Templiers, Hospitaliers, Cisterciens…)

Les Croisades, lancées peu après la drestruction de l’église du St Sépulcre à Jérusalem, vont permettre aux chevaliers Francs (on ne dit pas encore français) de libérer des infidèles (les musulmans) le tombeau de Jésus à Jérusalem, et d’y conquérir un “royaume de Jérusalem”.

Rois Capétiens
1060-1108 Philippe Ier Entre 1050 et 1150 les seigneurs poussent les paysans à défricher pour augmenter la production agricole. Cette période s’achève au XIII° siècle. Les villages qui naissent ont pour nom : Neubourg (le nouveau bourg), Les Essarts (du verbe essarter* ). Dans le sud de la France on appelle bastides ces nouveaux habitats créés au XIII°s ou après la guerre de Cent Ans.
1108-1137 Louis VI le Gros
Fondation de l’abbaye de Beaupré en 1135
1137-1180 Louis VII

1180- & Philippe Auguste
Au début il y avait la forêt et son défrichage vers 1180 sur l’idée de Pierre de Milly.
La Neuville-sur-Oudeuil s’appelait aussi La Neuville-sur-Achy.
De 1201 à 1300, 13 ème siècle
Début de la construction des cathédrales gothiques à Amiens et Beauvais

Après les premiers échecs des croisades en Orient et la perte du royaume de Jérusalem, une nouvelle croisade contre les ” albigeois ” va progressivement faire entrer dans le domaine royal l’immense comté de Toulouse. Louis IX partira deux fois en croisade, sans grand succès. Ce roi de France mourra, de retour de croisade, dans l’actuelle Tunisie.

Rois Capétiens
&-1223 Philippe Auguste
1223-1226 Louis VIII le Lion
1226-1270 Louis IX
(Saint-Louis)
1270-1285 Philippe III le Hardi
1285-& Philippe IV le Bel
De 1301à 1400, 14 ème siècle
Début de la Guerre de 100 ans, qui durera de 1337 à 1453, entre la France et l’Angleterre.
Les paysans se révoltent contre les seigneurs, en particulier dans ce qui est maintenant notre département. Ils brûlent bon nombre de châteaux, et massacrent leurs occupants : ce sont les “jacqueries”, du sobriquet de Jacques Bonhomme qui leur était donné. dans notre région. Ces révoltes se termineront par le massacre d’une importante troupe de paysans à Catenoy, près de Clermont de l’Oise.
Rois Capétiens
&-1314 Philippe IV le Bel
1314-1316 Louis X le Hutin
1316-1322 Philippe V le Long
1322-1328 Charles IV le Bel
Rois Valois
1328-1350 Philippe VI
(cousin de Charles IV) L’abbaye de Beaupré aurait été détruite par Edouard III, roi d’Angleterre en 1346
1350-1364 Jean II le Bon
1364-1380 Charles V
1380-& Charles VI
De 1401 à 1500, 15 ème siècle
Fin du moyen-âge en 1489 : Christophe Colomb découvre l’Amérique ; la même année, le dernier roi Arabe est chassé d’Espagne.
Jeanne d’Arc, héroïne de la libération d’Orléans et de la reconquête du royaume, est brûlée vive à Rouen par les Anglais en 1431.
Fin de la guerre de Cent Ans en 1453. Les Anglais sont définitivement chassés du royaume de France.
Rois Valois
&-1422 Charles VI
1422-1461 Charles VII La Neuville-sur-Oudeuil incendié en 1432 ?
1461-1483 Louis XI
1483-1798 Charles VII
Rois Valois-Orléans
1498-& Louis XII
TEMPS MODERNES
De 1501 à 1600, 16 ème siècle
Ordonnance de Villers-Cotterêts par François Ier, qui oblige à employer le français -et non plus le latin- dans les actes officiels, et qui institue l’état-civil.

Guerres de religions, entre catholiques et protestants, de1562 à 1593. Même l’évêque de Beauvais était protestant ! Henri III est assassiné, et il n’y a plus de roi sur le trône jusqu’en 1594.

Roi Bourbon : Henri IV. Cousin du roi Henri III, mais de religion protestante, il lutte pour obtenir le trône de1589 à 1594, année où il se convertit au catholicisme, et meurt assassiné en1610. Il a promulgué en 1598 l’édit de Nantes, qui reconnaît aux protestants la liberté de culte.
Rois Valois-Orléans
&-1515 Louis XII
Rois Valois-Angoulême
1515-1547 François Ier
1547-1559 Henri II
1559-1560 François II
1560-1574 Charles IX
1574-1589 Henri III
Roi Bourbon
1594 – & Henri IV
De 1601 à 1700, 17 ème siècle
La paix religieuse revenue, Henri IV commence à réduire le pouvoir des “Grands” (les seigneurs), et remet de l’ordre dans les finances du royaume.

Louis XIII, aidé par le Cardinal de Richelieu, poursuit le travail de son père contre les Grands : le roi veut être le seul à gouverner. Richelieu fait détruire de nombreux châteaux-forts. L’armée et la marine sont renforcées, et la France établit des colonies en Amérique (Canada, Antilles) et en Afrique (Sénégal, Madagascar).

Louis XIV : roi très jeune, il est en butte à des révoltes des Grands, jusqu’en 1661. Son pouvoir est alors renforcé, les Grands sont vaincus. Il va maintenant lutter contre l’Espagne et l’Autriche pour agrandir son royaume. À sa mort, les finances du royaume sont épuisées par les guerres et les dépenses du roi (le château de Versailles)
Rois Bourbons
&-1610 Henri IV
1610-1643 Louis XIII
1643-& Louis XIV
De 1701 à 1800, 18 ème siècle
Louis XVI est destitué en 1792, puis jugé, et exécuté le 21 janvier 1793. Sa femme Marie-Antoinette et son fils seront eux aussi guillotinés.

La Révolution : le pays ne va pas bien : le Roi Louis XVI décide de convoquer les “États Généraux”, qui n’avaient pas été réunis depuis Henri IV, et qui devront discuter de réformes que le Roi devra mettre en place. Chaque paroisse rédige un “cahier de doléances”, dans lequel vont apparaître toutes les réclamations des français, et des représentants sont élus (pour les nobles, pour les prêtres et pour le peuple). Le 14 juillet 1789, le peuple de Paris prend la Bastille ; le 4 août 1789, les députés décident l’abolition des privlèges des nobles et des prêtres. Déclaration de guerre à l’Autriche en 1792 : les soldats de métier sont remplacés par des citoyens en armes (la Patrie en danger), et création de la République. La Marseillaise devient le chant de la République (1792).

Les personnages principaux : La Fayette, Danton, Robespierre, Marat.
Nombreuses exécutions de nobles, de religieux, d’anti-révolutionaires. Guerre civile contre les royalistes de la Vendée.

Le Directoire : de 1795 à 1799. La guerre contre l’Autriche, la Prusse et l’Angleterre continue. Le pays est fatigué de la guerre et des exécutions.
Le Consulat : 1799-1804. Le général Bonaparte, vainqueur en Égypte, prend le pouvoir et gouverne seul.
Rois Bourbons
& – 1715 Louis XIV
1715 – 1723 Philippe d’Orléans, régent
1715-1774 Louis XV
1774-1792 Louis XVI
1792 – 1795 La Convention nationale
1795 – 1799 Le Directoire
1799 – & Le Consulat
De 1801 à 1900, 19 ème siècle
Le téléphone, l’électricité, l’eau courante, la radio, le “métro” parisien apparaissent dans la fin de ce siècle. Mais il faudra beaucoup de temps pour que les 3 premiers soient installés partout en France… Dans les airs se développeront les ballons, ou Montgolfières, et l’avion apparaît en toute fin du siècle. Sur terre, les chemins de fer vont s’étendre et desservir pratiquement tous les villages ; l’automobile apparaît elle aussi à la fin du siècle. Le charbon va fournir de l’énergie pour les transports (locomotives à vapeur) et les machines, puis va être utilisé pour le chauffage des maisons.
Napoléon 1er : en 1804, le Général Consul Bonaparte est proclamé Empereur. Il va poursuivre la réorganisation de la France, et mener la guerre à l’extérieur. Après avoir vaincu les adversaires de la France “moderne”, il est battu en 1814 et abdique en mai. Pour contrer le blocus (blocage des ports par les bateaux anglais), il lance la culture de la bettrave sucrière, qui remplacera le sucre venu des colonies des Antilles.

Mai 1814-mars 1815 : la première restauration. Le frère de Louis XVI devient roi sous le nom de Louis XVIII (il s’était réfugié en Allemagne pendant la Révolution).
Mars-juin 1815 : les Cent-Jours. Napoléon, exilé à l’île d’Elbe, débarque en France et retrouve son trône ; la guerre reprend jusqu’à la défaite de Waterloo en Belgique. Napoléon est alors exilé sur l’île de Sainte-Hélène, loin de la France.
Louis XVIII revient (1815-1824) ; son frère Charles X lui succède jusqu’en 1830. Il est chassé par une révolte parisienne (les Trois Glorieuses, 27,28,29 juillet 1830). Les deux frères ont tenté de rétablir la royauté de Louis XIV, en gouvernant seuls.
Louis-Philippe 1er : (1830-1848), cousin des deux précédents, mais dont le père avait voté la mort de Louis XVI. Il est “Roi des Français”, et non plus “Roi de France”, et les députés participent aux gouvernement. Il est chassé lui aussi par un soulèvement des ouvriers et des républicains. C’est sous son règne que la France découvre l’utilisation dans l’industrie des machines à vapeur, et les premiers chemins de fer, et que son agriculture commence à se moderniser. Il signe avec l’Angleterre un traité d’amitié.
La IIème République : (1848-1852). Issue d’un mouvement des ouvriers de Paris, elle sera dirigée par Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er. Les ouvriers réclament du travail et de meilleurs salaires ; leurs manifestations seront durement réprimées par l’armée. En 1852, le Président se proclame Empereur, sous le nom de Napoléon III, et exile tous les républicains.
Le Second Empire : (1852-1870). C’est une période de calme. Les opposants au régime sont peu à peu autorisés à rentrer en France, l’idustrialisation et les transports se développent (chemins de fer, canaux…). En 1870, la France déclare la guerre à la Prusse. C’est la catastrophe pour l’Empire, et Napoléon III abdique alors que les troupes prussiennes sont prêtes à entrer dans Paris. Une Assemblée Nationale est élue ; à Paris, affamée par les soldats prussiens, la Commune se révolte contre le Gouvernement de Thiers. Thiers enverra l’armée dans Paris, les chefs et beaucoup de partisans de la Commune seront fusillés ou déportés en Guyane. La paix est signée avec la Prusse, mais elle coûte cher à la France, qui donne à son ennemie l’Alsace et la Lorraine, et doit lui payer une grosse somme d’argent.
Création de l’enseignement primaire gratuit, laïque et obligatoire (1882).
& – 1804 Le Consulat
1804 – 1814 Napoléon Ier
1814 – 1815 Louis XVIII
1815 Napoléon Ier
1815 Napoléon II
1815 – 1824 Louis XVIII
1824 – 1830 Charles X
1830 – 1848 Louis-Philippe Ier
1848 – 1852 IIème République
Second Empire
1852 – 1870 Napoléon III
IIIème République
1871-1873 Adolphe Thiers
1873-1879 Patrice de Mac-Mahon
1879-1887 Jules Grévy
1887-1894 Sadi Carnot
1894-1895 Jean Casimir-Perier
1895-1899 Félix Faure
1899-1906 Émile Loubet